Bon, camarades, cette histoire de bourses usurpées m'inspire les divagations suivantes:
La société qui me plairaît, c'est une société où les richesses seraient réparties entre tous, et où les moyens de vivre, et de vivre bien, seraient acquis à tous (pas un minimum, mais un maximum pour tous).
Où le revenu ne serait pas subordonné au travail.
Et où, ayant les moyens de vivre bien, chacun pourrait s'essayer aux activités de son choix, commerce, industrie, arts, tout ce que vous voulez, et tout ce qu'on pourra inventer.
Des richesses, on n'en a jamais autant produites dans l'histoire de l'humanité qu'aujourd'hui ; mais pour ce qui est de les répartir, c'est tabou, on préfère croire qu'il est plus méritoire de se tuer à la tâche pour gagner la croûte des siens (mes grands parents étaient mineurs, bûcherons, maçons) - alors que c'est juste une façon de tenir les gens dans la servitude.
J'aimerais qu'on coupe le lien entre travail et salariat.
Bien sûr il y aurait aussi ce qu'on appellerait aujourd'hui profiteurs, glandeurs, assistés, que sais-je - mais il me semble qu'une société vraiment évoluée devrait pouvoir accepter ça - et consirérez qu'ils ne lèseraient personne, ces ci-devant profiteurs (et que peut-être c'est parmi eux, glandeurs apparemment, que s'inventeraient des idées et des pratiques neuves).
Aujourd'hui, des profiteurs sans scrupules, il y en a, ce sont ceux qui exploitent le plus grand nombre pour produire des richesses qu'ils ne partageront pas.
J'ai fait des petits boulots, j'ai fait la manche, vécu dans les squatts, été au rmi, fait quelques études - maintenant j'ai un boulot et je me marie après demain - mais je pense qu'au fond je suis le même bonhomme qu'à 19 ans: mon boulot, c'est un gagne pain *et* une fonction sociale, et les deux pourraient très bien être distingués.
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chphv
Poste le Monday 9 August 2004 17:52:35