Contrairement à une idée reçue, la fragmentation existe sous Linux. Mais je peux totalement te rassurer, la défragmentation sous Linux est totalement inutile, voire, nuisible: le temps utilisé par une éventuelle défragmentation serait sans aucun doute infiniment plus grand que le temps perdu à cause de la fragmentation.
La fragmentation externe (appelée généralement, à tort, simplement fragmentation) est, conceptuellement, liée aux méthodes d'allocation d'espace disque. On peut l'éviter en utilisant d'autres méthodes d'allocation que celles utilisée par ext2, ext3, reiser, fat ... Mais dans ce cas on tombe dans un cas de fragmentation interne, et je ne vois pas vraiment l'avantage, sans compter les autre inconvénients liés à ces méthodes.
Si la défragmentation est nécessaire sous les produits microsoft, c'est par la faute d'une très mauvaise conception des systèmes de fichiers et une réalisation très frustre.
Pour simplifier, je dis bien, pour simplifier, on a essentiellement deux conceptions:
- sous microsoft, l'accès aux enregistrements se fait en séquence logique, pour une seule tâche et un seul fichier, avec pour conséquence des déplacement des têtes de lecture/écriture dont la fréquence dépend du degré de fragmentation. C'est une conception issue de systèmes d'exploitation mono-tâche.
- Sous Linux, BSD, Unix, l'accès aux enregistrements se fait en séquence physique, indépendemment de la tâche et/ou des fichiers concernés. Les déplacements des têtes sont minimisés et ne dépendent pratiquement plus de la fragmentation (théoriquement, on peut montrer qu'il existe un effet résiduel, mais cela n'a aucune répercussion pratique). C'est une approche typiquement multi-tâche, dans laquelle on ne privilégie aucune tâche (sous réserve de la gestion des priorités d'accès au disque).
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Parce qu'il avait une clôture à utiliser, l'homme invente la propriété privée. --- F. Cavanna
Poste le Thursday 7 July 2005 04:24:56