Linux From Slack

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Linux From Slack

par Seb
Avec les contributions de Jonesy ( partie sur les tagfiles ) et de Fraazz ( configuration de la connexion ADSL ).
Slackware, de l'œuf au manchot. :)

Ce tutoriel est désormais maintenu sur slackfr, dans une version plus ramassée et moins orientée débutant. Le maintien de celle-ci -- qui sert de guide de configuration Slackware sur ce site et qui reste valable pour les Slackware 10.x et 11.0 (à quelques détails près) -- est laissé aux wikistes de Léa. -- Seb.

Introduction

Tout d'abord, laissez-moi vous souhaiter la bienvenue dans cet article qui se propose comme la suite de celui sur l'installation de la Slackware. Si vous êtes parvenu jusqu'ici, il y a donc deux cas de figures possibles :

Vous avez suivi l'article précédent de bout en bout : dans ce cas, ce qui vient va vous indiquer comment configurer ce que vous avez installé. Vous n'avez pas à vous soucier de l'installation des paquets car il est à peu près certain que vous avez bien plus qu'il n'est requis pour configurer votre système. Tout ce qui sera installation des paquets ne vous sera donc utile qu'à titre informatif.

Vous n'avez pas suivi l'article précédent dans son intégralité : vous n'avez alors pas encore de système installé sur votre machine et vous devez être devant l'interface d'installation Slackware vous demandant quels groupes de paquets choisir. Dans ce cas de figure, cet article a pour but de guider vos choix afin d'obtenir un système minimal que vous pourrez personnaliser par la suite selon vos besoins. Cela vous permettra à terme d'obtenir un manchot qui colle parfaitement à votre utilisation. Chaque partie commencera par vous indiquer les paquets requis pour chaque domaine de configuration avant de vous expliquer comment configurer.

Mais en préalable à toute chose, commençons pas une rapide présentation des protagonistes de cette histoire. :)

L'œuf et la couveuse

Pour être rigoureux, il convient d'abord que je vous renseigne sur la version Slackware qui a servi pour cette installation et sur les caractéristiques de ma machine. Voici donc :

L'œuf dont est issu mon manchot est une Slackware 10.0 pour processeurs x86. Notez au passage que cette installation, ne requiert que le CD#1.

La couveuse qui l'a amené à mâturité est un shuttle P.IV 2.66Ghz avec 512 Mo de RAM, carte son intégrée à la carte-mère et carte graphique Hercules 3D Prophet 9200 Pro ( Radeon series ). Mon écran, quant à lui, est un ecran 17" tout ce qu'il y a de plus générique.

Cette méthode a également été testée ( toutefois pas sur la même machine ) sous Slackware 10.1 avec succès. :)

A présent que les présentations sont faites, passons aux choses sérieuses. La partie qui suit va vous guider dans le choix de vos paquets afin d'obtenir quelque chose de bien élémentaire: un système qui boote utilisable. ;)

Ceux qui ne s'intéressent qu'à l'aspect configuration de cet article peuvent sauter cette partie.

Faire éclore le manchounet

Pour obtenir une base de système bootable, il n'est besoin que des groupes de paquets a/ et ap/, décochez-donc tous les autres groupes à l'exception de ces deux-là, puis validez.

Vous voici maintenant devant le menu "Select Prompting Mode" où il vous est demandé comment vous comptez faire le choix de vos paquets. Optez pour le mode "expert" et selectionnez les paquets indiqués ci-dessous.

Le premier choix de paquets

Voici la liste des paquets à choisir classés par dossier ["lettre/"], le "R" éventuellement placé devant le nom du paquet signifiant que celui-ci est noté comme requis par Patrick Volkerding, le mainteneur de la Slackware.

[a/]
  • aaa_base [R] - première pierre du système
  • aaa_elflibs [R] - collection de bibliothèques basiques utilisées par beaucoup de programmes.
  • acpid - démon gérant l'énergie ( si votre matériel n'est pas récent, préférez l'apm ).
  • bash [R] - shell de base linux.
  • bin [R] - utilitaires de base pour l'utilisation de fichiers.
  • bzip2 [R] - format de compression très courant sous linux.
  • coreutils [R] - commandes de base pour la gestion du système de fichiers.
  • cxxlibs [R]- bibliothèques nécessaires à de vieilles compatibilités C++.
  • dcron [R] - démon exécutant les tâches voulues en temps voulus.
  • devs [R] - permet à linux de gérer le hardware.
  • e2fsprogs [R] - gère les systèmes de fichiers ext2 et ext3.
  • elvis [R] - éditeur de texte par défaut sous Slackware.
  • etc [R] - fichiers de configuration du système.
  • findutils - utilitaires pour chercher ( et trouver ) des fichiers.
  • floppy - outils pour utiliser les disquettes.
  • gawk - outil de manipulation de chaînes de caractères appelé par de nombreux scripts du système.
  • gettext - internationalise les messages donnés par les scripts.
  • getty-ps - gère le login.
  • glibc-solibs - bibliothèques centrales du système.
  • glibc-zoneinfo - permet de configurer le fuseau horaire.
  • gpm - permet de faire des sélections dans la console avec la souris.
  • grep [R] - recherche des chaînes de caractères dans les fichiers.
  • gzip [R] - format standard de compression sous linux.
  • hotplug - charge automatiquement les modules au démarrage selon le matériel détecté.
  • infozip - compresse et décompresse les fichiers .zip.
  • kbd - indispensable pour avoir un clavier autre qu'américain.
  • kernel-ide [R] - noyau.
  • kernel-modules [R] - modules du noyau.
  • less [R] - pagine le contenu des fichiers à l'écran.
  • lilo - gestionnaire de boot.
  • module-init-tools [R] - outils pour gérer les modules du noyau.
  • openssl-solibs [R] - bibliothèques de cryptographie.
  • pciutils - outils de gestion pour les cartes PCI. Installez-le si vous en avez ( c'est probable ).
  • pkgtools [R] - nécessaire pour gérer les paquets Slackware.
  • procps [R] - permet d'obtenir des informations sur les processus en cours.
  • reiserfsprogs - utilitaires pour le système de fichier reiserFS de plus en plus courant sous Linux. A installer si vous comptez l'utiliser.
  • sed [R] - sert à manipuler des chaînes de caractères, notamment à partir de pipelines.
  • shadow [R] - crypte les mots de passe.
  • slocate - permet de localiser très facilement un fichier à partir d'une base de donnée.
  • sysklogd - démon enregistrant les logs du système.
  • syslinux - permet de faire des disquettes de boot.
  • sysvinit [R] - initialisation du système.
  • tar [R] - permet de créer et de manipuler des archives
  • udev - gestion avancée du matériel pour les noyaux 2.6.
  • usbutils - utilitaires pour le matériel USB.
  • utempter - permet d'utiliser un terminal en session graphique.
  • util-linux [R] - commandes de base pour la gestion du système.
[ap/]
  • diffutils - évalue les différences entre fichiers.
  • groff - nécessaire, entre autre, pour utiliser la commande man.
  • joe - éditeur de texte tout simple ( prenez-le à moins de connaître toutes les dépendances de celui qui a votre préférence ).
  • man - commande permettant d'avoir de l'aide sur les commandes et leur utilisation.
  • man-pages - manuels pour les commandes appelés par man.

Une fois que vous avez sélectionné tout ça, lancez l'installation des paquets.

Notez que cette liste de paquets n'est valable que pour un système standard. Si vous avez une configuration un peu exotique ( RAID, système de fichiers XFS ou JFS, système requiérant un ramdisk,... ), pensez à prendre les paquets qui vous semblent adéquats en vous aidant des descriptifs fournis lors de la sélection grâce à l'option Help.

Terminer l'installation

Pour terminer l'installation, je vous laisse retourner à l'article dédié. Quelques remarques tout de même :

- vous serez sans doute surpris de constater qu'on ne vous demande rien sur votre interface réseau. Pas d'inquiétude, c'est tout à fait normal, nous ferons tout ça plus tard.

- concernant les services à démarrer automatiquement, il ne vous sera normalement proposé que rc.syslogd, sélectionnez-le.

On se retrouve juste après le premier boot de votre manchot. :-)

Mon manchot est un manchot ! :(

Sous votre regard émerveillé, votre manchot vient d'éclore, merveille parmi les merveilles... oui, enfin bon, c'est vrai qu'il est adorable à voir comme ça, mais force vous est d'admettre qu'il ne sait pas faire grand chose... Je vous rassure, c'est exactement ce à quoi nous allons tenter de remédier dans cette partie.

En préliminaire à toute chose commencez par vous loguer en root ( en tapant "root" et [entrée] ) puis montez le CD#1 Slackware d'un grâcieux mount /mnt/cdrom. Tous les dossiers contenants les divers paquets sont dans le répertoire /mnt/cdrom/slackware/

Vous y êtes ? le soucis premier que nous avons avec notre manchot est qu'il paraît bien renfermé sur lui-même, commençons-donc par lui inculquer les bases de la communication pour l'ouvrir un peu sur le monde... :)

La connexion internet

A ce stade, votre manchot ne sait même pas ce qu'est un réseau, c'est pour ça qu'en fin d'installation rien ne vous a été demandé. Donnons-lui donc en premier lieu tout ce qu'il lui faut pour réagir à nos commandes.

Pour installer un paquet sous Slackware, c'est très simple, il vous suffit de taper en root installpkg <adresse_du_paquet.tgz>, soit rien de bien méchant... :)

Installer le nécessaire

  • tcpip [n/] - base du réseau.
  • ppp [n/] - permet de se connecter à internet via un modem.
  • nmap [n/] - scanner de réseau.
  • iptables [n/] - logiciel indispensable pour pouvoir configurer le pare-feu.
  • wget [n/] - logiciel de téléchargement en ligne de commande.
  • dhcpc [n/] - requis si votre machine se connecte à internet via une passerelle ou un routeur.

Netconfig

Ceux qui ne sont là que pour la configuration ont déjà fait cela durant leur installation, il peuvent par conséquent encore sauter cette sous-partie.

Pour les autres, tapez netconfig. Une interface de type ncurses ( comme celles que vous avez vues durant l'installation ) apparaît vous demandant divers renseignements :

- Hostname : il s'agit du nom que vous souhaitez attribuer à votre machine, ex: slackpotato.
- Domain name : il s'agit du nom de domaine choisi par vous pour votre machine, il contient obligatoirement une extension de nom de domaine, ex: potage.org
- Setup IP adress : à moins que vous ne faisiez partie d'un grand réseau ou que vous ayez une IP fixe, "loopback" devrait être le choix approprié à votre cas, sélectionnez-le et validez.
- Ensuite vous seront proposées des adresses par défaut, acceptez-les.

Voilà, par ces quelques manipulations nous venons d'acquérir une interface réseau qu'il ne reste plus qu'à activer : il vous suffit pour cela de taper /etc/rc.d/rc.inet1.

Passons maintenant à la configuration de la connexion internet proprement dite.

Configurer ppp

Pppd est le démon qui va vous permettre de vous connecter à internet via votre modem, aussi bien en 56k qu'en ADSL.

Configurer une connexion 56k

Commencez par taper pppsetup. Une autre interface ncurses vous présentant le logiciel apparaît alors, lisez puis validez. Les menus vont en suite se succéder en vous demandant diverses informations, dans l'ordre :

- N°de votre FAI : entrez "atdt" suivi du numéro de téléphone donné par votre FAI d'un seul bloc, ex. atdt0811223344.
- Port du modem : indiquez celui qui convient, en général le port série ttyS0 correspondant au port COM#1.
- Vitesse du modem : pour le 56k sélectionnez 115200.
- Callback : indiquez "No", à moins que vous ne soyez sûr que cette option est requise.
- Initialisation du modem : si vous validez un champs vide, vous aurez la chaîne par défaut "AT&FH0" OK. Outre le fait qu'elle ne fonctionne pas chez moi, elle a le mauvais goût de laisser le modem exprimer toute sa joie lorsqu'il se connecte. Je vous donne donc la mienne : ATZ OK ATM0L0 OK.
- Nom de domaine de votre FAI : free.fr, wanadoo.fr, grobidule.fi... bref, le nom de votre FAI avec son extension de domaine.
- DNS de votre FAI : votre FAI a dû vous fournir les adresses IP ( des séries de nombres séparées par des points style xxx.xxx.xxx.xxx ) de ses serveurs de noms de domaine ( DNS ) primaire et secondaire. Entrez une de ces deux adresses ici.
- Authentification : en général soit PAP, soit CHAP... si vous ne savez pas laquelle prendre, sélectionnez la première.
- Les deux derniers champs vous demanderont d'entrer vos login et mot de passe, puis il vous sera donné un rapport de configuration... renseignez et validez tout ça.

Nous en avons enfin fini avec la configuration de votre modem. Si en définitive votre configuration se révélait tout de même incorrecte, sachez que vous pouvez recommencer toute cette opération, elle écrasera la configuration existante.

Configurer une connexion ADSL

Si votre connexion est ADSL, il vous faudra plonger dans les entrailles de pppd ( démon permettant la connexion du modem ) pour la paramétrer. La méthode proposée ici est prévue pour un modem ethernet.

Pour les modems USB, il vous faudra trouver une documentation appropriée. Ce cas n'est pas traité ici car le fait qu'un modem USB fonctionne ou non dépend surtout du pilote qui lui est associé. D'une manière générale cependant, les modems qui fonctionnent sur d'autres distributions devraient fonctionner sans problème avec la Slackware.

Tout d'abord nous allons indiquer à celui-ci qu'il faut utiliser le plugin rp-pppoe contenu dans le noyau afin de prendre en compte les caractéristiques de votre connexion. Le moment est venu d'utiliser joe si vous n'avez pas choisi un autre éditeur de texte. Tapez joe /etc/ppp/options puis modifiez le contenu du fichier de manière à ce qu'il soit comme suit ( pour savoir comment utiliser joe jetez un petit coup d'oeil dans la partie : [#locales Avoir un système en français] ) :

plugin rp-pppoe.so
name <identifiant_de_connexion_donné_par_votre_FAI>
noipdefault
defaultroute
mtu 1492
mru 1492
lock

Ensuite, éditez de la même manière et modifiez /etc/ppp/chap-secrets et /etc/ppp/pap-secrets qui correspondent aux deux types d'authentification couramment utilisés par les FAI :

<identifiant_de_connexion_donné_par_votre_FAI> * <votre_mot_de_passe>

Après cela, il faudra aller dans /etc/resolv.conf afin de renseigner ppp sur les serveurs de votre FAI :

search <nom_de_votre_FAI> # ex: free.fr, wanadoo.fr, grobidule.fi...
nameserver <adresses_des_DNS_de_votre_FAI> # ce sont des suites de nombres "xxx.xxx.xxx.xxx", mettez un espace entre chacune.

puis indiquer comme suit dans /etc/host.conf comment les noms d'hôtes doivent être résolus :

order hosts, bind
multi on

Pour finir, il vous faudra activer le support de votre carte réseau dans /etc/modprobe.conf :

alias <nom_de_l'interface_réseau> via-rhine # eth0 la plupart du temps, sinon essayez eth1,...

Se connecter à internet

Quelque soit le type de votre connexion, vous êtes à présent paré à connecter votre manchot au net, il vous suffit pour ce de taper :

- Pour la connexion 56k : /usr/sbin/ppp-go.
- Pour la connexion ADSL : /usr/sbin/pppd <nom_de_l'interface_réseau>.

Pour couper la connexion vous taperez tout pareil /usr/sbin/ppp-stop.

A ce stade, il ne nous reste plus qu'à permette à nos futurs utilisateurs de se connecter sans passer par le compte root. A cette fin, nous allons mettre deux exécutables en setuid ( ce qui permettra de donner aux utilisateurs les privilèges root requis pour les lancer ):

le démon pppd que nous avons déjà présenté :

chmod +s /usr/sbin/pppd

chat qui se charge de négocier la connexion avec le serveur de votre FAI:

chmod +s /usr/sbin/chat

Et le reste ?

Dans la présentation des paquets, nous avons parlé de scanner de réseau, d'outil de téléchargement... et vous vous demandez sans doute en quoi ils jouent un rôle dans la configuration.

Et bien sachez qu'ils n'en jouent aucun, les seuls paquets nécessaires ici ont été tcpip et ppp. Je vous donne iptables parce que vous souhaiterez certainement mettre un pare-feu sur votre machine et qu'il vous sera alors demandé, et nmap parce qu'il est un outil très usité pour savoir quels services sont en écoute sur quels ports.

Quant à wget je vous l'ai fait installer au cas ou vous auriez à télécharger quelque chose d'indispensable à la poursuite de votre configuration. Si vous êtiez amené à l'utiliser, renseignez-vous préalablement sur son usage en tapant man wget.

Voilà pour tout ce qui touchait à la connexion. Maintenant que nous avons résolu les problèmes de communication de notre manchot, attaquons-nous à son mutisme. :)

Le son

Cela ne vous a peut-être pas sauté aux oreilles si vous n'avez encore aucune application utilisant le son d'installée, mais croyez-en mon diagnostic sur parole, votre manchot est muet ! Et comme mieux vaut prévenir que guérir, nous allons tout de suite arranger cela. Repartons tout d'abord pour une petite phase d'installation.

Installer le nécessaire

  • alsa-drivers [l/] - pilotes des cartes son pour alsa.
  • alsa-lib [l/] - bibliothèque alsa nécessaire aux programmes l'utilisant.
  • alsa-utils [ap/] - nécessaire pour paramétrer alsa.
  • alsa-oss[l/] - assure la compatibilité pour les applications utilisant le vieux serveur Open Source Sound.

Configurer le serveur ALSA

A présent que tout est en place, entâmons la phase de configuration. Commencez par taper alsaconf. Théoriquement la Slackware détectera automatiquement votre matériel, sélectionnez-le et validez.

Une fois cela effectué, réglez le son en tapant alsamixer. Vérifiez que les barres "Master" et "PCM" ne sont pas en mode mute : "MM" coiffe la barre si c'est le cas, pour sortir de ce mode, sélectionnez la barre voulue puis appuyez sur [m].

Pour sauvegarder votre configuration et faire en sorte qu'elle soit chargée à chaque boot, tapez alsactl store.

Après ces quelques menues opérations, voilà votre manchot prêt à piailler tout ce que vous souhaitez... vous ne me croyez pas ? Très bien, vous l'aurez voulu. Si vous avez un fichier musical sur votre machine tapez aplay <adresse_de_votre_fichier>... Oui, ça crache et c'est très laid, mais notez qu'il a trouvé le chemin de vos enceintes. :)

Vous pouvez constater avec joie que votre manchot ne cesse de progresser sous votre oeil bienveillant, il est à présent très expansif et curieux de tout, reste quelque chose qui vous chagrine sans nul doute : il ne parle pas un mot de français. Voyons voir ça...

Avoir un système en français

Autant vous prévenir tout de suite, ne vous attendez pas à ce que votre bestiole communique en parfaite autochtone ! Le français pour les manchots Slackware reste une seconde langue ( au niveau système du moins... pour les interfaces graphiques, je vous rassure, ils se montrent aussi bons que les autres ). Faisons nonobstant du mieux que nous pouvons et embarquons-nous immédiatement pour une nouvelle phase d'installation.

Installer le nécessaire

  • glibc [l/] - nécessaire pour manipuler les locales ( joue aussi un rôle dans la compilation des programmes ).
  • glibc-i18n [l/] - nécessaire pour avoir des programmes autrement qu'en américain.

Mettre en place les polices françaises

Si vous êtes prêt commençons notre petit cours de langue en indiquant au système quelles locales utiliser. Pour ce, il nous faut aller faire un tour dans /etc/profile.d/lang.sh. Joe si c'est sur lui que s'est porté votre choix, va nous y aider. Tapez tout simplement joe /etc/profile.d/lang.sh, et le contenu du fichier s'affichera. Modifiez-le ensuite pour qu'il ressemble à ceci :

#!/bin/sh
# Set the system locale. (no, we don't have a menu for this ;-)
# For a list of locales which are supported by this machine, type:
# locale -a

# en_US is the Slackware default locale:
#export LANG=en_US -> ligne à commenter

# 'C' is the old Slackware (and UNIX) default, which is 127-bit
# ASCII with a charmap setting of ANSI_X3.4-1968. These days,
# it's better to use en_US or another modern $LANG setting to
# support extended character sets.
#export LANG=C

# There is also support for UTF-8 locales, but be aware that
# some programs are not yet able to handle UTF-8 and will fail to
# run properly. In those cases, you can set LANG=C before
# starting them. Still, I'd avoid UTF unless you actually need it.
#export LANG=en_US.UTF-8

# Another option for en_US:
#export LANG=en_US.ISO8859-1

# One side effect of the newer locales is that the sort order
# is no longer according to ASCII values, so the sort order will
# change in many places. Since this isn't usually expected and
# can break scripts, we'll stick with traditional ASCII sorting.
# If you'd prefer the sort algorithm that goes with your $LANG
# setting, comment this out.
#export LC_COLLATE=C -> ligne à commenter

export LC_COLLATE=fr_FR@euro
export LC_CTYPE=fr_FR@euro
export LC_MONETARY=fr_FR@euro
export LC_NUMERIC=fr_FR@euro
export LC_MESSAGES=fr_FR@euro
export LC_TIME=fr_FR@euro
export LC_ALL=fr_FR@euro
export LANG=fr_FR@euro
export LANGUAGE=fr_FR@euro
export LESSCHARSET="latin9"

# End of /etc/profile.d/lang.sh

Pour sauvegarder, mettez-vous à la toute fin du fichier ( assurez-en vous en tapant sur [fin] ) puis appuyez simultanément sur [Ctrl]+[k]+[x], vous devriez sortir de joe avec une indication comme quoi le fichier a été sauvegardé. Si d'aventure vous commettiez trop d'erreurs au cours de vos modifications et que vous souhaitiez sortir sans sauvegarder, sachez qu'un [Ctrl]+[c] suffit à cela.

Les pages "man"

Pour ce qui est des man, rien ne presse, vous pourrez les télécharger plus tard quand votre système sera un peu mieux armé pour affronter l'impitoyable jungle du net. Pour l'heure, je vous indique ce qui suit à titre strictement informatif.

Commencez tout d'abord par télécharger la dernière archive des pages man françaises à cette adresse.

Décompressez l'archive en question :

tar xvfj man-fr-1.67.0.tar.bz2

Copiez-en le contenu dans le répertoire man des pages françaises :

cp -fr man-fr-1.67.0/man* /usr/man/fr

Supprimez le répertoire à présent inutile :

rm -fr man-fr-1.67.0/

Testez que tout est en place en tapant man tar, par exemple... Quel génie ce manchot ! Le voilà qui vous explique consciencieusement comment utiliser cette commande dans un parfait français... :)

Bon, résumons... la connexion, le son, la langue... marrant mais depuis tout à l'heure j'ai la désagréable impression qu'il manque un truc... un truc essentiel même... mais qu'est-ce que ça peut bien être...

On n'a pas oublié quelqu'un en root ?

Le ROOT ! Péché linuxien par excellence, la seule manière de se loguer sur notre système est d'appeler le superutilisateur, ce qui est mal... très mal. Par bonheur nous n'avons fait jusqu'ici que des opérations nécessitant effectivement les privilèges de root, mais ce n'est nullement une raison pour nous dispenser d'introduire un simple utilisateur sur cette machine. Mettons-nous séance tenante en conformité avec l'orthodoxie linuxienne afin de sauver notre manchot de l'enfer des milles fenêtres ouvertes auquel il est promis. ;)

Tapez adduser. Il va alors vous être posée une série de questions auxquelles il va falloir répondre. Si vous validez un champ vide ce sera le choix par défaut indiqué entre crochet qui sera pris en compte.

- Login name : le nom que vous souhaitez donné à votre utilisateur, en minuscules et sans caractères spéciaux ni espaces, par ex. "slacklover".
- User id : si vous avez besoin donner une user id précise, indiquez le numéro désiré... autrement je vous conseille de ne rien entrer et de valider le choix par défaut.
- Initial group : group initial de l'utilisateur. Validez en l'état.
- Additionnal groups : séparés par des virgules, les groupes auquels vous voulez ajouter votre utilisateur. Si vous n'en avez aucun validez en l'état.
- Home directory : dossier personnel de votre utilisateur... il vous sera sans doute proposé un dossier /home/<utilisateur>, validez ce choix.
- Shell : si bash ne vous convient pas, entrez le nom du shell désiré puis validez ( assurez-vous cependant que ce dernier est installé sur votre système ).
- Account expiry date : date d'expiration du compte, "jamais" si vous validez un champ vide.

Une fois tout cela renseigné, il vous sera à nouveau demandé de valider vos choix, si vous le faites le compte sera créé. Ensuite démarrera une nouvelle série de questions dont les réponses sont toutes optionnelles, vous pouvez tout valider à vide jusqu'au moment de vous choisir un mot de passe, promis je ne regarde pas... :)

C'est bon ? ...vous êtes sûr ? "Non", alors testons cela. Changez de console en appuyant simultanément sur [Alt] et [F2]. Un nouveau prompt de login apparaît. Entrez le nom de votre utilisateur et validez, puis entrez son mot de passe ( attention si vous avez besoin du [Num lock], il n'est pas activé par défaut ) et revalidez. Si ça marche c'est qu'alors tout est bien configuré. Autrement revenez sur la console n°1 et supprimez le compte de cet utilisateur en tapant userdel <utilisateur> puis recommencez toute l'opération jusqu'à ce que vous arriviez à loguer un utilisateur autre que root sur la console n°2.

Une fois que vous serez parvenu à créer votre compte utilisateur, votre manchot vous montrera toute l'étendue de sa gratitude en travaillant à vous offrir quelque chose d'un peu plus gai que le noir profond de la console. :)

Le serveur graphique

Si ce système est censé vous faire office de Desktop, il est très probable que vous souhaiterez avoir une interface graphique afin de pouvoir vous servir de vos logiciels préférés. Si elle n'est pas déjà franchie, la première étape de ce noble dessein, passe par l'installation d'un serveur graphique. Attelons-nous donc à sa mise en place et cédons une nouvelle fois à ce qui est désormais une tradition en amorçant une nouvelle phase d'installation.

Installer le nécessaire

  • x11 [x/]- serveur graphique.
  • x11-fonts-misc [x/] - polices requises pour le serveur graphique.
  • x11-fonts-scale [x/] - la plupart des WM/DeskEnv vous réclameront ces polices.
Pour ceux qui suivent la méthode d'installation de cet article, vous n'êtes actuellement pas en mesure de tester tout ce qui va suivre car vous n'avez à l'heure actuelle aucune interface graphique digne de ce nom d'installée sur votre système. Si néanmoins vous êtes pressé de vous assurer que tout est bien paramétré, vous pouvez toujours installer le paquet fluxbox ( dans xap/ ), ce WM ne requiérant qu'un serveur graphique fonctionnel. Vous le désinstallerez une fois vos tests effectués. Dans le cas où vous préféreriez attendre, installez juste les paquets ci-dessus puis sautez le reste de cette partie.

Comment choisir votre WM/DeskEnv... si vous en avez un ;)

Avoir un serveur graphique sur votre système est bien mais encore insuffisant pour utiliser une interface graphique. Avant de pouvoir lancer celle-ci, il faut en en effet spécifier laquelle chaque utilisateur emploie. Pour ce, connectez-vous en tant qu'utilisateur puis tapez xwmconfig. Une interface ncurses ( encore une ! ) apparaîtra vous indiquant les WM/DeskEnv disponibles sur votre système. Sélectionnez celui que vous voulez puis validez votre choix.

Vous pouvez immediatement le lancer en entrant la commande startx.

Un petit tour dans la configuration de Xorg

L'installation de x11 fournit un fichier de configuration par défaut pour Xorg : /etc/X11/xorg.conf. Normalement il est tout à fait apte à faire démarrer le serveur graphique. Si cependant votre serveur refusait de se lancer, sachez qu'il est possible de reconfigurer Xorg en tapant xorgconfig en root. Une série de questions vous sera alors posée afin de rédiger un nouveau fichier de configuration. Autrement, un mode de configuration automatique est également disponible en tapant Xorg -configure. Dans le cas où vous seriez amené à employer l'une ou l'autre de ces méthodes, gardez quand même une trace de votre ancien xorg.conf en le sauvegardant sous un autre nom, ex : cp /etc/X11/xorg.conf /etc/X11/xorg.conf_old

Que votre serveur graphique démarre ne signifira toutefois peut-être pas qu'il sera exactement comme vous le souhaitez, quelque menus mais désagreables soucis pouvant persister. C'est pourquoi, toujours en root, nous allons éditer xorg.conf à l'aide de notre cher joe ( ou de ce que vous voulez ) : joe /etc/X11xorg.conf. Vous y êtes ? Etudions les possibles soucis un a un :

- Le clavier sous X est en QWERTY : Dans la section "InputDevice" commençant par Identifier "Keyboard1", ajoutez cette option :
Option "XkbLayout" "fr"
- La molette de la souris ne fonctionne pas : Dans la section "InputDevice" commençant par Identifier "Mouse1", vérifiez tout d'abord que le protocole de votre souris est bien fixé comme suit:
Option "Protocol" "IMPS/2"

Puis ajoutez ces lignes :

Option "Buttons" "3"
Option "ZAxisMapping" "4 5"
- La résolution ne va pas au-delà de 1024x768 : Dans la section Screen, repérez quelle est votre pronfondeur par défaut ( celle qui n'est pas en commentaire ), en général :
DefaultDepth 24

Rendez-vous ensuite dans les sous-sections "Display" et modifiez celle correspondant à votre profondeur comme suit :

Subsection "Display"
Depth 24
Modes "1280x1024" "1024x768" "800x600" "640x480"
EndSubsection
- Le rafraîchissement ne me satisfait pas : Pour résoudre cela, il vous faudra modifier les valeurs de rafraîchissement vertical VertRefresh et horizontal HorizSync de la section Monitor. Comme mon écran est générique, je me permets de vous donner les miennes, ( en cas de problème référez-vous au manuel de l'utilisateur qui doit être fourni avec votre écran ) :
HorizSync 31.5 - 79

et :

VertRefresh 50-90


Pensez également à activer le framebuffer au lancement en décommentant l'option vga que vous désirez dans /etc/lilo.conf. Pour plus d'informations sur la manipulation de lilo : man lilo.

Nous en avons terminé avec la configuration de X, j'espère que les indications que j'ai données pourront vous être utiles si vous rencontrez des difficultés.

Eh bien ! Vous avouerez qu'on a bien travaillé jusqu'ici, non ? votre manchot est à présent pleinement fonctionnel... mais je ne sais pourquoi, je vous sens assez soucieux... et je parie que tout ça tient à une angoisse bien légitime, "Et s'il arrivait malheur à mon manchot ?" ..."Ce serait l'occasion rêvée de relire ce passionnant article de l'introduction à la conclusion", vous répondez-vous plein de conviction ! ;)...oui, c'est une solution évidemment, mais sachez tout de même qu'il existe sous Slackware une technique pour cloner les manchots, technique que nous allons tout de suite explorer.

Sauvegarder l'ADN de votre manchot

Pour cette fois, il faut vraiment prendre le titre de cette partie au pied de la lettre. Ce qui va suivre consiste en effet à conserver le choix de paquets constituant votre système. Tout ce qui est en dehors de ça ( partitionnement, modifications des fichiers de configuration,... ) n'est pas couvert par cette sauvegarde. Il s'agit donc d'un vrai clonage, vous obtiendrez un manchot "génétiquement" identique au votre mais avec une histoire propre à écrire... :)

Sauvegarder un système Slackware passe par l'utilisation des tagfiles. Ce sont des fichiers ( portant le même nom ) que vous trouverez dans chacun des répertoires contenant les paquets de la distribution.

Qu'est-ce qu'un tagfile ?

Le tagfile est le fichier qu'utilise la Slackware pour savoir quoi installer provenant du dossier qui le contient avec quel niveau de priorité. Editez-en un, voici un échantillon de ce que vous devriez obtenir ( ici /mnt/cdrom/slackware/a/tagfile ) :

[...]
aaa_base: ADD
aaa_elflibs: ADD
acpid: REC
apmd: REC
bash: ADD
bin: ADD
[...]

Les trois lettres capitales situées après chaque nom de fichier indiquent le sort réservé à celui-ci lors de la procédure d'installation. Il existe quatre indications possibles :

  • ADD : indique que le paquet est considéré comme requis par Patrick Volkerding. Le principal effet est que celui-ci sera automatiquement installé lors d'une procédure en mode Newbie.
  • REC : il s'agit en quelque sorte du mode "normal", le paquet est installé si vous n'indiquez pas le contraire.
  • OPT : inversement, le paquet est ici marqué comme optionnel. Il ne sera installé que si vous le sélectionnez.
  • SKP : contraction de skip, le paquet sera ignoré ( rien à voir avec le linge :) ) sans même vous demander votre avis.

La sauvegarde de votre système va consister à créer vos propres tagfiles afin de restituer en une fois ce que vous voulez et uniquement cela. Une bonne méthode pour optimiser cette procédure est de réécrire les tagfiles en indiquant "SKP" pour les paquets non-installés et "ADD" pour les autres. Ainsi la réinstallation se fera sans vous demander de confirmer ni d'infimer l'installation de chaque paquet. A vos claviers... :)

Si vous n'avez pas envie de rédiger vos tagfiles dès à présent mais que vous souhaitez tout de même pouvoir répliquer ce système, conservez de la sorte une liste des paquets installés : ls /var/log/packages > /home/<utilisateur>/<votre_fichier>. Cela créera dans votre /home un fichier auquel vous pourrez vous référer plus tard.

Les méthodes de réplication

Une fois la rédaction de vos tagfiles achevée, il ne restera plus qu'à indiquer à la procédure d'installation de les préférer aux officiels. A cette fin, deux moyens sont à votre disposition : ou stocker vos tagfiles dans un répertoire à part, ou créer vos propres ISO.

Utiliser un répertoire à part

Cette méthode consiste à créer un répertoire sur une disquette ou sur votre disque dur ( dans votre partition /home de préférence car c'est celle que vous avez le moins de chances de devoir reformater en cas de réinstallation ) où vous reproduirez l'arborescence des vrais CD en mettant chaque tagfile dans son dossier.


../votre_répertoire/slackware/a/tagfile
../votre_répertoire/slackware/ap/tagfile
../votre_répertoire/slackware/d/tagfile
[...]

Après quoi, il vous suffira de monter votre médium lors de l'installation. Pour ce, avant de lancer le Setup, créez d'abord un point de montage :

mkdir <point_de_montage> # ex : "/tagfiles"

puis montez-y votre médium :

mount /dev/<emplacement_de_votre_médium> <point_de_montage> # selon l'emplacement du répertoire : floppy, hda6, sda1...

Votre médium monté il ne vous restera plus qu'à choisir une installation en mode tagpath et à indiquer le répertoire où se situent ceux-ci.

Modifier les ISO

Si vous optez pour ce choix, il vous faudra reconstruire les ISO des CDs d'installation en ajoutant vos tagfiles sous un autre nom - toujours le même ( "tagfile.custom" par exemple ) - à côté des tagfiles officiels dans chaque dossier. Une fois vos ISO modifiées et gravées ( avec un logiciel comme K3b, ce devrait être un jeu d'enfant ) vous n'aurez plus qu'à sélectionner le mode custom lors du choix du type d'installation et à indiquer au processus le nom choisi pour vos tagfiles personnels.

Maintenant que vous savez comment garder bien au chaud une copie de votre manchot prête à l'emploi, j'espère que vous voilà rasséréné quant à son avenir. D'avenir, c'est d'ailleurs justement ce dont nous allons parler maintenant. Nous nous sommes en effet jusqu'ici attachés à n'installer que le strict minimum, or il est probable que vous destinez votre petite bestiole à accomplir mille autres tâches diverses. A cette fin, la partie suivante se propose comme une aide indicative sur le nécessaire à installer pour pouvoir effectuer certaines opérations basiques.

Les parties qui viennent ne concernent pas ceux qui ne suivent pas la méthode d'installation proposée ici... pour ceux-là j'ai l'immense privilège de leur annoncer qu'ils en ont fini avec la configuration de leur système. Ils peuvent se rendre directement à la [#conclu conclusion de l'article] s'ils le souhaitent. ;)

Petit manchot deviendra grand...

Après tout ce que nous venons de voir, vous êtes à présent en possession d'une base de système opérationnelle et aisément reproductible ( au passage, vous pouvez vous amuser à regarder combien pèse un système minimal en tapant df -h ). Maintenant que vous disposez de cela, nous pouvons commencer, si vous le désirez, à étoffer votre manchot avec des paquets non-indispensables mais bien utiles.

Nécessaire de compilation

Je donne ici ce qui est requis pour être en mesure de compiler un noyau. Si vous êtes à l'aise avec cette procédure, ceci vous permettra dès à présent de vous mitonner un noyau aux petits oignons :

  • binutils [d/] - permet de créer et de manipuler des binaires.
  • gcc [d/] - compilateur C.
  • kernel-headers [d/] - en-têtes du noyau.
  • make [d/] - manager de compilation.
  • ncurses [l/] - permet d'utiliser un menu sous interface ncurses lors de la compilation du noyau.

Impression

Si vous comptez utiliser une imprimante avec ce système, voici le nécessaire pour faire fonctionner cups ( Common Unix Printing System ). Comme il est très usité, vous ne devriez pas avoir de mal à trouver par la suite une documentation un peu exhaustive sur sa configuration.

  • lprng [a/] - logiciel d'impression.
  • cups [a/] - serveur d'impression.
  • espgs [ap/] - ghostcript, logiciel traîtant les formats .ps et .pdf. Fourni des pilotes pour imprimantes.
  • gimp-print [ap/] - outil d'impression pour le gimp ( entre autres ). Contient des pilotes supplémentaires.
  • aps2filter [ap/] - filtre préparant les fichiers à l'impression.
  • hpijs [ap/] - pilotes supplémentaires pour les imprimantes HP. Installez-le si besoin est.
Veillez à installer cups après lprng, l'inverse pouvant empêcher le premier de fonctionner normalement.

Gravure

Il se peut également que vous souhaitiez profiter des utilitaires de gravure sous GNU/Linux afin de faire vos sauvegardes en ligne de commande. Ceci vous aidera à avoir le nécessaire, surtout si vous ne comptez pas mettre d'interface graphique sur votre système ( dans le cas d'un serveur par exemple ) :

  • cdparanoia [ap/] - extrait les pistes audio et les répare.
  • cdrdao [ap/] - permet de graver en mode Disc-AT-Once.
  • cdrtools [ap/] - utilitaires de gravure indispensables.
  • dvd+rw-tools [ap/] - utilitaires supplémentaires pour la gravure des DVD et DVD+/-RW.

Voilà pour les ajouts que vous pouvez faire. Je vous donne peu de chose - juste ce qui peut se révéler utile et dès à présent utilisable - afin de ne pas empiéter sur le côté minimal et la personnalisation de votre sytème.

Ne me quitte pas...

Bon, et bien il est maintenant temps de se quitter, c'est pas qu'on est pas bien autour d'une bonne Slack bien chaude, mais les meilleures choses ont une fin... Plaît-il ? vous tremblez et blémissez à présent qu'a sonnée l'heure ? ...Effectivement, il faut peut-être que je vous indique comment construire la suite de votre système...

La première chose qui doit vous manquer est une interface graphique. Si vous comptez employer un environnement de bureau tel GNOME ou KDE, il est fortement conseillé de connaître à l'avance les bibliothèques requises ( renseignez-vous sur les sites officiels ). Cependant, étant donné le profil d'installation proposé ici, il est probable que la grande majorité d'entre vous optera judicieusement pour un gestionnaire de fenêtres léger comme Fluxbox, Fvwm, WindowMaker, ( ils se trouvent tous dans le dossier xap/ )... si c'est le cas, les dépendances devraient être rares sinon inexistantes, procédez comme pour une application normale pour identifier celles-ci.

Afin de pouvoir démarrer votre interface graphique et faire vos tests, référez-vous au préalable à la partie traitant du [#xwmconfig serveur graphique].

Pour installer une application pas à pas, c'est très simple, il suffit de commencer par installer le paquet lui correspondant. Une fois cela fait, lancez l'application à partir d'une console ou d'un Xterminal selon sa nature. Dans 90% des cas, un retour erreur devrait apparaître vous signalant qu'une dépendance manque à l'appel. La difficulté à ce stade est de repérer dans quel paquet est la dépendance manquante. Bien heureusement, là encore, le CD#1 Slackware contient les ressources nécessaires pour la surmonter.

Vous devez en effet avoir à l'intérieur un fichier compressé nommé MANIFEST.bz2. Celui-ci contient la liste de tous les fichiers de votre Slackware, classés par paquets. Décompressez-le dans votre répertoire courant :

bunzip2 -c /mnt/cdrom/slackware/MANIFEST.bz2 >./MANIFEST

Puis éditez-le avec joe ( ou votre éditeur favori ) :

joe MANIFEST

Une fois que vous aurez effectué tout cela, il vous suffira d'employer la fonction de recherche de votre éditeur. Sous joe, il faut appuyer simultanément sur [Ctrl] [k] et [f] puis indiquer le nom de la dépendance recherchée et valider. Après, il vous sera demandé ce que vous voulez faire avec votre chaîne de caractères, appuyez sur [i] pour indiquer "ignorer". L'éditeur vous indiquera alors où se trouve votre dépendance, il ne vous restera plus qu'à installer le paquet dans lequel celle-ci est référencée.

Les paquets pour KDE et GNOME se situent sur le CD#2
Entre chaque recherche avec joe, pensez à appuyer sur [Ctrl+ [k]+ [u] pour faire remonter le curseur et ainsi englober à chaque fois la totalité du fichier dans le champ de recherche.

Conclusion

Cette fois ça y est pour de bon, nous voici rendus à l'inéluctable terme de cet article. Quelque soit l'usage que vous en avez eu, j'espère qu'il vous aura été utile.

Il se proposait initialement deux objectifs. Le premier et principal était bien sûr de vous permettre de faire fonctionner votre Slackware. Le second, ensuite, visait à vous familiariser avec la structure de votre système. Vous avez ainsi pu constater que l'acquisition ou non d'une fonctionnalité se jouait le plus souvent à l'installation de quelques paquets, et aussi qu'un simple éditeur en mode console suffisait à configurer tout le nécessaire.

Dans cette optique, le processus de construction particulièrement clair qu'autorise la Slackware montre bien à quel point Linux ( je rappelle au passage que la Slackware n'ajoute aucun patch au noyau de Linus Torvalds ) est un système flexible et modulable à volonté. Toute la couche graphique que l'on passe pourtant 90% de son temps à utiliser, n'est en effet qu'optionnelle, elle ne fait que s'ajouter, telle une enveloppe supplémentaire, autour du noyau. Ainsi, vous pouvez la configurer selon vos désirs sans que cela ne touche ni de prêt ni de loin à l'intégrité profonde de votre système. C'est pour cela que tout le long de cet article j'ai eu à cœur ( en espérant y être parvenu ) de ne vous présenter que l'essentiel, laissant au caprice de vos envies le choix de vos applications. Car vous vous en rendrez bientôt compte, Linux est à l'usage un formidable espace de liberté et d'expérimentation logicielle que je vous invite, sans restriction aucune, à investir immédiatement : testez, changez, bidouillez vos applications comme vous l'entendez. Tiens ! d'ailleurs voici votre bestiole tirant déjà le bas de vos vêtements l'oeil quémandeur... Allez, filez-donc ! loin, loin, sur la libre banquise !! ...et peut-être à une prochaine... :)




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