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posté par Lea, le 14 juin 2015

Le parlement wallon a approuvé le 3 juin une proposition de résolution réclamant au fédéral l’abandon du vote électronique pour les élections européennes, fédérales et régionales. Malgré le manque de soutien des partis de droite (le MR qui s’est abstenu et le PP qui a voté contre), cette proposition Ecolo avait été soutenue par les partis de la gauche et du centre (PS, cdH, PTB, RWF).

Dans cette approbation réside une belle avancée démocratique pour la Wallonie. Rappelons que si le vote électronique est sensible aux bugs, à la piraterie informatique et ne garantit pas le secret du vote, il a surtout le vilain défaut de mettre la démocratie dans les mains des experts : à l’inverse du dépouillement traditionnel, il est impossible pour l’électeur avec le vote électronique de vérifier si son vote a bien été pris en compte.

Cette décision wallonne n’est sans doute pas étrangère à l’abandon définitif aux Pays-Bas, il y a quelques années, des ordinateurs de vote jugés incontrôlables. L’Allemagne puis l’Irlande avaient décidé à leur tour d’y renoncer. Il faut saluer également le travail de l’association belge PourEVA qui fait un travail de pédagogie remarquable sur le sujet.

5 commentaires »
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5 Responses to “La Wallonie s’oppose au vote électronique”

  1. carabao dit :

    bonjour,

    Belge et wallon, je ne peux que soutenir, pour une fois, mon gouvernement régional sur cette décision. Comme beaucoup de chose en Belgique, il n’y avait aucun contrôle sur le processus de vote: le logiciel (sur le code), les ordinateurs gérant le vote, ceux-ci étant au main d’une firme privée.

    Entre les ordinateurs obsolètes, le code fermé, les bugs … c’était la meilleure solution pour que le vote reste contrôlable par les citoyens (assesseurs).

    Un citoyen ayant été rempli le rôle d’assesseur 4 fois.

  2. Ap dit :

    Bonjour, petit post sur mon avis sur la question, pour ce qu’il vaut…

    Dans l’idéal le vote électronique permet beaucoup de choses et de nos jours cela semble presque étonnant que tous les pays ne l’ai pas déjà massivement adopté, par exemple, internet est tous les jours utilisé pour des transactions bancaires, des milliards de dollars transite chaque jour sans problème, ou presque.

    1. problème la sécurité, mettre en place le niveau de sécurité suffisant pour être sûr que 100% des votes en lignes soient pris en compte est un investissement autrement plus lourd que le système actuel. Et garantir les bandes passantes et le maintien à niveau est impensable de fait, en France on imaginerais mal un serveur payé par l’administration française gérer plusieurs millions de connexions à l’heure, le savoir-faire n’existe pas dans le public donc on se tourne vers le privé, pour limiter les coûts et garantir la réalisation du projet.

    2. l’aspect légal, même si un cahier des charges est mis en place et qu’on y rajoute une obligation légale de résultat pour l’entreprise alors choisie… aucun administrateur ne souhaitera prendre la responsabilité d’un échec éventuel du vote. Historiquement les votes électroniques ont été un cauchemar légal aux USA une fois que les avocats ont mis leur nez dedans.

    3. Les réels points positifs du vote électronique? Le vote électronique à un intérêt la rapidité et éventuellement le fait que l’abstention (cancer des démocraties modernes) puisse baisser. Car la jeunesse ne veut plus se déplacer et est relativement méfiante des institutions (ceci est une généralisation certes, mais qui s’appui sur le taux d’abstention des tranches 18-24). Faire un vote électronique c’est enlever un peu le caractère « sacré » du vote. Pardon d’être un peu vieux jeu, mais le vote est pour moi est un devoir de citoyen il n’y a pas de bonne excuse pour ne pas aller voter. Cela doit être un acte réfléchi, car lourd de conséquence, et je ne suis pas sûr qu’une personne de 19 ans qui tape le n°6 dans la liste électoral sur son smartphone se rende compte la chose…

    4. la question de la cybersphère et de son développement sont une bonne chose, mais il n’y actuellement pas d’adéquation possible entre l’univers internet et la réalité des institutions d’une démocratie; simplement parce que le premier se construis sur des vides juridiques et l’autre se base sur la loi et la constitution. Internet n’est pas une zone de non-droit à proprement parler, mais plutôt un conglomérat de systèmes qui répondent tous à des besoins différents et qui dépendent de législations différentes lorsque le pays en question c’est donné la peine de créer des lois à cet effet. La solution à cela serait de mettre en place un réseau physique parallèle institutionnel, mais encore une fois le coût serait trop grand.

    Technologie et devoir civique ne sont pas ennemis mais ne sont pas réellement fait pour être dépendante l’un de l’autre dans le modèle de société actuel.

  3. anonymous dit :

    Youpee on retourne au Moyen Age. Merci a tout les pêtits vieux qui tout les jours bloquent l’évolution des technologies et du monde en général au profit de leur alter-ego grotesque.

  4. FIFI dit :

    Ben .. et prq pas faire un logiciel libre pour le vote ?
    Comme cela, pas de problème pour utiliser les vieux ordis et .. tout le monde peut contrôler le code

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